Loi du bon samaritain
Premiers Soins et RCP Ghana
Le Bon Samaritain : compassion et protection
Tirée de la Bible (Luc 10 :25-37), la parabole du Bon Samaritain raconte comment un voyageur laissé pour mort est secouru par un inconnu qui le soigne et veille sur lui. Au-delà de son contexte religieux, elle porte un message universel : l'obligation morale de porter secours à autrui en danger, par compassion et altruisme.
Inspirées de ce principe, de nombreuses lois dites du Bon Samaritain ont été adoptées à travers le monde pour protéger contre les poursuites ceux qui portent assistance de bonne foi en situation d'urgence. La portée exacte de cette protection varie toutefois d'une juridiction à l'autre : voici ce que prévoit la loi applicable à votre région.
Votre protection en vertu de la loi
Le Ghana ne possède aucune loi du bon samaritain dédiée ni aucun devoir général de porter secours à un inconnu. En tant que juridiction de common law, il retient qu'une personne agissant de bonne foi pour secourir autrui n'est jugée qu'à l'aune d'un comportement raisonnable au vu de l'urgence ; le Criminal Offences Act, 1960 (Act 29) ne crée de devoirs qu'en présence d'une relation préexistante, comme la charge d'une personne vulnérable (art. 79). Le Road Traffic Act, 2004 (Act 683) impose au conducteur impliqué dans un accident l'obligation de s'arrêter.
Aucune obligation d'agir, mais toutes les raisons de le faire
Aucune loi ne punit ici le simple passant qui n'assiste pas un inconnu en danger : porter secours relève d'un choix personnel, non d'une contrainte légale. Les devoirs d'agir se limitent aux personnes ayant la charge d'autrui et aux conducteurs impliqués dans un accident. Dans ce cadre, celui qui intervient de bonne foi et avec prudence n'a pas à redouter d'être traité durement pour avoir voulu aider.
Pourquoi la formation est essentielle
L'absence d'obligation légale ne change rien à la réalité médicale : lors d'un arrêt cardiaque, les chances de survie diminuent d'environ 10 % à chaque minute qui passe sans réanimation. Au Ghana, où l'aide médicale n'est pas toujours immédiate, le témoin présent devient le premier maillon de la chaîne de survie, bien avant l'arrivée des secours. Choisir de se former, c'est choisir de ne pas rester impuissant devant l'urgence. Quelques heures d'apprentissage aujourd'hui peuvent suffire à sauver la vie de quelqu'un que vous aimez.